Calendrier

Mai 2012
LunMarMerJeuVenSamDim
 << < > >>
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Annonce

Qui est en ligne?

Membre: 0
Visiteur: 1

rss Syndication

04 Jun 2008 

Celui qui a soutenu que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent a dû vivre au Cameroun, par anticipation, dans une autre vie. On a longtemps observé avec quelle passivité les fonctionnaires acceptent leur paupérisation officielle, depuis 15 ans; on sait comment les parents déplorent la décomposition de l’école sans hésiter un seul instant à y envoyer leurs enfants; on vit au quotidien la peur et la complaisance des citoyens devant les abus des forces de l’ordre. «On va faire comment ?», répondons-nous lorsqu’il nous est demandé de défendre nos droits, puisque la république regorge des lois et dispositions qui nous permettent de remettre en cause l’ordre établi par les sectes régnants à Yaoundé.
Cette passivité, les journalistes camerounais n’ont eu de cesse de la dénoncer. Le comportement de ces derniers, après leur agression par les footballeurs des Lions Indomptables, vient de démontrer cependant que journaliste ou fonctionnaire, parent d’élève, citoyen lambda, un Camerounais normal répugne à la défense de ses droits.
Les sociologues et autres philosophes peuvent certainement apporter une explication scientifique à cette attitude pour le moins couarde. Je tenterai pour ma part, d’user de l’empirisme pour y apporter une analyse, avec le secret souhait qu’elle soit fausse.
Un ami originaire de Bazou dans le Ndé, n’a de cesse de m’apprendre que «chacun sait pourquoi il va au deuil». Dans la vie quotidienne des citoyens camerounais, chacun sait pourquoi il exerce un métier, assume certaines responsabilités ou pose quelque acte que ce soit: les fonctionnaires se sont tus après les baisses des salaires parce qu’ils savent comment compenser le manque à gagner. Les parents ne se soucient pas de la qualité de l’école, ce sont les diplômes qui les intéressent car, avec ces sésames, ont peut s’offrir des positions stratégiques dans les différents corps de la société, afin de gagner de l’argent; etc.
Si ni Bonney ni ses confrères ni même les patrons des médias agressés n’ont pas porté plainte à Etoo, Nkono et Kameni, c’est qu’ils ont d’obscures raisons qui les en empêchent. Ce n’est sans doute pas les objectifs d’apaisement tant claironnés qui les guident. Peut-être sont-ils soumis à la débile opinion qui soutient que l’agresseur se nommant Etoo, il faut faire une croix là-dessus ou à la limite, il faut «négocier». «Etoo a tellement rendu des services au pays qu’il ne faut pas l’humilier aujourd’hui», m’écrivait l’un des lecteurs du blog. Combien de Camerounais, fonctionnaires administratifs, enseignants de tout rang, ingénieurs, médecins et infirmiers, magistrats, journalistes, policier, gendarmes, militaires, ministre ou députés ont rendu ou rendent de nombreux services (et encore, des services plus indélébiles que les passagères émotions du sport) au Cameroun sans pour autant bénéficier de l’immunité, des égards et des avantages que le gouvernement accorde aux footballeurs ?
Admin · 212 vues · 2 commentaires
02 Jun 2008 
Des choses et des êtres d'un Cameroun qui ne surprend plus personne.


Admin · 754 vues · 8 commentaires
01 Mai 2008 
Cette information est révélée par un membre de votre blog dans une analyse des manœuvres du chef de l’État pour se maintenir au pouvoir, envers et contre le peuple.
Vianney Jean WONYU




Admin · 233 vues · 3 commentaires
10 Avr 2008 
L'adoption de la nouvelle Constitution marque le début de la fin du Renouveau.


Admin · 250 vues · 3 commentaires
10 Avr 2008 
Par Xavier Messè


Admin · 144 vues · 0 commentaires

1, 2, 3, 4  Page suivante